Bonjour, me revoilà.
L’expatriation c’est fini, mais les voyages continuent!
Un rêve d’enfant s’est réalisé : aller à Cape Canaveral ou au Kennedy Space Center. En fait, je suis parti à un congrès sur la sécurité ferroviaire et ça se passait à Orlando, c’est à dire à 55 miles du KSC (comme on l’appelle). L’endroit n’est pas déplaisant !
28 avril, descente de l’avion, il est 16h, heure locale, il fait 32°C. Je tombe le pull et la veste. Heureusement l’hôtel est climatisé. C’est un Marriott, mais plutôt vieillot. Comme il fait beau et qu’on annonce du mauvais temps à venir, je me renseigne et je m’inscris sur un tour pour visiter le KSC.
29 avril, 9h du matin, le bus vient me prendre à l’hôtel avec Howard, un anglais, qui participe aussi au congrès. Nous lions vite connaissance : mêmes pôles d’intérêt professionnel, même passion pour l’espace (astronautique et astronomie) et, pourquoi le cacher, ça me fait plaisir de parler anglais (depuis 9 mois et en plus ça me fait un bon entraînement pour le congrès).
Nous prenons la FL-528-E, une route toute droite, sans un virage. Le paysage est plat, pas de collines, on se croirait en Hollande. Dans les champs, des troupeaux de vaches. Dans les rivières, des alligators. Nous enjambons le bras d’océan qui nous sépare de Cape Canaveral. A droite, je distingue le VAB (hall d’assemblage des Saturn V et de la navette spatiale). Impressionnant. Après nous avoir expliqué que les américains sont les meilleurs et que rien de ce qui existe aujourd’hui n’aurait vu le jour sans la NASA, nous voici enfin au KSC. Le KSC est la partie commerciale de Cape Canaveral. C’est bien fait, avec des animations, des visites et un tour en bus de

Première étape, le « rocket Garden » où sont réunies les premiers lanceurs spatiaux : Agena, Delta, Saturn I. J’ai d’abord cru à une réplique réduite de Saturn V. Non, c’est bien la Saturn I. Réplique des capsules Mercury (claustrophobe s’abstenir) et Apollo (un peu plus grand, mais …)

De là, nous allons à l’IMAX où nous ne verrons qu’un seul film, celui sur Hubble. C’est très bien fait, en 3D. Ca raconte le lancement, les réparations et les découvertes de Hubble. Avec le 3D on a l’impression d’être avec les astronautes de la navette entrain de travailler sur le télescope spatial. Avec Howard, nous sortons de là des images plein les yeux. Nous cherchons alors le Shuttle Launch Experience, c’est-à-dire le simulateur de décollage et de mise en orbite de la navette spatiale. Ça commence comme un vrai briefing. Puis on nous aligne devant les « portes » de la navette, qui s’ouvrent. Nous nous installons dans les sièges. Les ceintures de sécurité se bloquent automatiquement. On nous réexplique ce qu’il ne faut pas faire. Et c’est parti. C’est digne du Futuroscope ou d’un attraction Disney, mais comme on est sur place, on y croit. Même l’apesanteur est assez bien simulée. Entre temps, on nous prend en photos qui sont vendues en fin de parcours (comme à Padirac autrefois). Je résiste, il y a mieux. Mais le plus intéressant reste à venir. Nous allons à la gare des bus et nous voilà partis. Là c’est franchement plus impressionnant, car on est sur le site historique. C’est bon ? On y va.
Le fameux VAB (avec le drapeau US le plus grand du monde !) :

Le crawler qui déplaçait les Saturn V, la navette spatiale, tout seul dans son coin.

Nous arrivons au gantry LC-39 d’où on découvre l’ensemble du site. En fait, on ne peut pas aller sur les pas de tirs (je suis un peu déçu, mais bon). Au sud on trouve les pas de tirs des lancements inhabités et au nord … vous avez compris. Le pas de tir 39 : Apollo, navette spatiale.

Ça fait quand même quelque chose d’être là. Avec Howard nous nous rappelons nos veilles à la radio et à la télé pour suivre les vols en direct. C’était il y a … plus de 40 ans. A chaque étape, il y a quelque chose à voir, plus des animations, des maquettes, des films.
C’est déjà impressionnant, mais ça n’est pas fini. Nous reprenons le bus pour l’Apollo / Saturn V Center. La mise en condition est excellente. Nous nous retrouvons d’abord dans la salle de lancement (reconstituée) avec le compte à rebours, les conversations réelles entre l’équipe au sol et les astronautes.

Puis les portes s’ouvrent et nous nous retrouvons sous la dernière Saturn V (qui n’a pas été lancée). Ce n’est pas une réplique !

Le module de commande et Apollo :

Le LEM :

Puis la salle aux trésors avec des échantillons de roches lunaires qu’on peut toucher, la combinaison spatiale de James Lovell (commandant d’Apollo XIII. La réplique du poste de commande du LEM. Les appareils photos utilisés sur la Lune. Bref, on en prend plein la vue.

Il se fait tard, nous allons prendre un thé (Howard est anglais) puis nous rejoignons le bus pour aller au Hall of Fame. Ce bâtiment est beaucoup plus émouvant. On y trouve une vraie capsule Mercury. En fait il ne manque qu’une capsule Gemini. C’est plein de souvenirs des astronautes : ceux qui ont volé, ceux qui n’ont pas volé, ceux qui sont morts en volant et ceux qui sont morts pendants les essais ! Il y a un simulateur de G (je n’ai pas essayé, j’ai déjà le vertige, alors !!!!), un simulateur d’atterrissage de la navette spatiale. Et pour finir, les restes d’un Nikon chargé de photographier en rafale l’allumage de la Saturn V et son décollage : il ne reste plus grand chose (je me demande comment ils ont récupéré le film !).

Bref, une visite à recommander fortement.
Keanvo, Sean.
Voilà, c’est fini.
Après 8 ans d’expatriation à Taipei (Taïwan) puis Johannesburg (Afrique du Sud), nous rentrons chez en France pour de nouvelles aventures. Nous allons retrouver notre maison tourangelle. Cocto, notre chien, est du voyage.
La semaine dernière, le fret aérien est parti. Aujourd’hui c’était le fret maritime. Demain à 11h c’est Cocto et nous décollerons à 19h25.
J’arrête là ce blog … à moins que … on verra. Merci aux lecteurs et à ceux qui m’ont laissé des commentaires.
C’était en direct de Johannesburg, je rends l’antenne.
Kenavo, Sean

Juju, ou Julius Malema, vient d’être réélu à la tête de l’ANCYL.
Dans son discourt de clôture du congrès de l’ANCYL dimanche 19 juin, il a appelé à une transformation économique de l’Afrique du Sud.
Au passage il a accusé Jacob Zuma et les leaders de l’ANC d’avoir essayé de le faire exclure de l’ANCYL par mesure disciplinaire (on se demande ce qu’il a fait de mal). Il les a aussi accusé de ne pas dire la vérité et de chercher a « destroy young people », c’est-a-dire l’ANCYL.
Malema a aussi indiqué qu’il n’était pas arrivé à la tête de l’ANCYL par ambition personnelle, mais poussé par le Trésorier de l’ANC.
Malema a aussi bénéficié de gardes du corps car « his life could be in danger ». Cette protection lui a été depuis retirée et il accuse l’ANC de ne plus vouloir le protéger (de quoi d’ailleurs ?).
Il a indiqué que « discussing about leadership should not be regarded as a plot; it’s instead a frank discussion about how members want to see the ANC being led ». En fait, au vu des accusations qu’il profère contre les leaders actuels de l’ANC, il est clair que le seul home compétent, intègre et réaliste, c’est lui.
Malema ne cesse aussi de se référer au « white-monopoly capital » dont il ne veut plus. Et il a mis en garde les leaders de l’ANC « if you are not careful, you will be led by the masses »
Il a aussi abordé le problème de la redistribution des terres agricoles. Là, c’est on ne peut plus clair « the alternative from the youth league (ANCYL) is that we take the land without paying ». C’est simple et clair, non ? Mais ou est l’alternative ?
Il se base sur un document interne qui indique que depuis 1994 (fin de l’apartheid) seulement 4% des terres agricoles ont été redistribuées alors que 80% reste aux mains de quelque 50.000 fermiers blanc. Le message est vraiment clair
Il milite également pour la nationalisation des mines.
Pour conclure, il vaut mieux le citer avec ses propres mots : « the wealth must be transferred to all the people, the banks and mines should be nationalised ; land redistribution should be speeded up otherwise we will have no alternative to take over the land without compensation »

Moralité: sale temps en perspective pour la démocratie et les blancs si Juju est un jour président de l’Afrique du Sud. D’ailleurs les gens ici craignent que l’Afrique du Sud ne devienne un deuxième Zimbabwe. Au fait, les prochaines élections présidentielles seront en 2012 …
Kenavo, Sean
Albertina Sisulu, veuve de Walter Sisulu, proches de Nelson Mandela vient de décéder jeudi 9 juin à l’âge de 92 ans. Nelson Mandela la surnommai la “mère de tous nos peuples”.

Elle a été inhumée samedi 11 juin, lors de funérailles nationales à Soweto.

Nelson Mandela va avoir 93 et Desmond Tutu 80 ans. Que se passera-t-il quand ils disparaîtront ? Car ils tiennent encore moralement le pays en main.
Pendant ce temps, Jacob Zuma (actuel Président) et Julius Malema (président de l’ANCYL, voir article plus bas) continuent à jouer les frères ennemis : je t’aime … moi non plus.
Il est malheureusement à craindre que l’Afrique du Sud ne bascule, avec la disparition de ces Géants de l’anti-apartheid, dans une situation digne de celle du Zimbabwe en ce moment. C’est en tout cas ce que beaucoup disent en privé. Pour le moment, ici, dans la vie quotidienne, on ne remarque pas encore de changements. Mais ça pourrait venir rapidement.
Kenavo, Sean
Avec 1 mois de retard nous avons fêté mon anniversaire et nous en avons profité pour anticiper notre farewell party (date et lieu non encore connus).
Le mieux c’est de faire ça en photos:



















Avant de regarder ce qui s’est passé, il faut savoir que Julius Malema défraye périodiquement la chronique par ses écarts de comportement. Il est le président de l’ANCYL ou la branche jeune de l’ANC (en fait le réservoir des futurs élites de l’ANC).
Lors de l’élection de Jacob Zuma, il lui avait apporté son soutien, mais les relations entre les 2 hommes se sont depuis détériorées. Zuma reprochant à Malema ses écarts de conduite et Malema trouvant que Zuma est un président plutôt tiède et surtout trop tolérant vis-à-vis des afrikaners. Lors de l’élection il avait déclaré que lui et ses sbires de l’ANCYL étaient prêt à tuer, s’il le fallait, pour assurer l’élection de Jacob Zuma ! Rien que ça.
Depuis Malema s’est fait remarquer en vantant le modèle politique de Robert Mugabé, en chantant lors d’un rassemblement de l’ANCYL un vieil hymne de l’ANC appelant à tuer les boers : “shoot the boer”, puis en expulsant un journaliste de la BBC lors d’une de ses conférences de presse en le traitant d’esclavagiste.

L’ANC a tenté de le mettre au pas, mais sans trop de succès.
Donc fort de ces excès, il comparaissait cette semaine devant le tribunal pour incitation à la haine et appel au meurtre contre AfriForum, la Farmers’ organisation Tau SA et l’Association of Lawyers for Afrikaans.
Dans une mise en scène digne d’Hollywood, Julius Malema est arrivé au Tribunal en compagnie de Winnie Mandela et entouré de 5 gardes du corps (genre MIB), armés de fusils Dashprod SAR M14.


Les journaux se sont emparés de l’affaire et crient au scandale.
L’ANC répond que Malema fait ce qu’il veut, le porte-parole de l’ANCYL déclare que les gardes du corps étaient là pour contenir la foule aux abords du tribunal, le chef de la police a refusé de commenter disant que ce n’était pas une affaire de police mais que c’était au tribunal de gérer l’affaire. Un spécialiste des affaires militaires commentait : “This sort of rifle for the protection of someone like a president would be understandable, but definitely not in the case of Malema”
Bref tout le monde critique, mais tout le monde à peur.


Et dire qu’il pourrait être le futur président de l’Afrique du Sud. Dans ce cas, une seule chose à faire : partir. Avec lui, le pays va se transformer en un autre Zimbabwé ou faire de l’apartheid à l’envers.
Kenavo, Sean
Non, ce ne sont pas des augmentations de salaire dont je vais vous entretenir.
Comme nous arrivons à la fin de l’année (ben oui, ici l’hiver c’est bientôt), nous venons de prendre connaissance des prochaines augmentations. Déjà, l’essence est passée à 10.27 rands (en gros 1 euro) la semaine dernière. Il y a 1 mois, elle n’était qu’à 9 rands.
Après cette bonne nouvelle, l’électricité devrait augmenter de 35% au 1er juillet, puis ce sera 13% pour l’eau et 6% pour le ramassage des ordures. Ah oui, j’oubliais aussi 6.7% pour la taxe d’habitation. Bref on ne peut pas dire que ça fasse plaisir. Pour nous de passage, ce n’est pas grave, mais pour ceux qui vivent avec un petit salaire ou pas de salaire du tout, on se demande comment ils vont s’en sortir. Ça va sûrement relancer un peu plus la corruption et les branchements pirates, au moins pour l’électricité et l’eau.
Et en France on se plaint pour quelques pour-cent sur le gaz ou l’électricité. Imaginez-vous avec 35% en plus ?
Kenavo, Sean
Vous ne le savez peut-être mais, mais en ce moment il y a la coupe internationale de cricket. Elle se déroule en Inde. Et au-delà de la performance sportive (en fait je me demande où elle est, quand on voit un type qui court, lance une balle sur un gars qui la rate ou la renvoie avec sa batte, qui court on ne sait pas pourquoi, qui se fait dégommer ses wickets, bref …) c’est une affaire d’état pour chaque pays participant.
C’est l’Inde qui a gagné. Mais il y a eu des perdants. Dont l’Afrique du Sud battue par la Nouvelle Zélande. Inutile de dire que le retour des Proteas au pays s’est fait dans la douleur : les joueurs ont dû s’expliquer et l’entraineur a dû démissionner !!!

Juste 2 anecdotes (si on peut dire) à propos des proportions que cette manifestation sportive peut prendre.
Des policiers ont servi de gouteurs pour vérifier que la nourriture données aux athlètes n’était pas empoisonnée ! Il faut savoir qu’il y a des frères ennemis dans ce tournoi, par exemple l’Inde et le Pakistan. On ne peut pas dire qu’entre eux ce soit la franche camaraderie. Les chambres d’hotels sont inspectées et 2000 policiers ont été déployés pour veiller à la sécurité des participants.
Le cricket, n’en déplaise à certains, est un sport. Et on ne rigole pas avec ça. Les organisateurs se sont rendus compte que la rosée nocturne a énormément perturbée la stratégie du jeu. Conclusion, ils ont utilisé des produits chimiques (on ne dit pas lesquels) pour minimiser l’impact négatif de la rosée.
Vive le sport. Sean
An old pastor lay dying. He sent a message for a TAX official and his Lawyer to come to the hospital.
When they arrived, they were ushered up to his room. As they entered the room, the pastor held out his hands and motioned for them to sit on each side of the bed. The pastor grasped their hands, sighed contentedly, smiled, and stared at the ceiling.
For a time, no one said anything. Both the SARS official and Lawyer were touched and flattered that the old man would ask them to be with him during his final moments. They were also puzzled because the pastor had never given any indication that he particularly liked either one of them.
Finally, the Lawyer asked, “Pastor, why did you ask the two of us to come here?”
The old pastor mustered all his strength, then said weakly, “Jesus died between two thieves, and that’s how I want to go”
Le ministre des transports du Gauteng, Sbu Ndebele a annoncé que la mise en application du péage était reportée sine die.

Attention à la dialectique : « ça ne veut pas dire que c’est abandonné », juste que c’est repoussé de 3 mois. Au passage, ils vont faire un audit sur le marché de 20 milliards de rand (2 milliards d’€). Sbu Ndebele assure que tout sera payé et que le système de péage sera opérationnel (quand ???).
Le Premier du Gauteng, Nomvula Mokonyane assure qu’elle « va tout faire pour résoudre cette affaire dans l’intérêt de tous : les automobilistes, les taxis, les transporteurs. »

Des consultations vont avoir lieu et devrait durer 1 mois (annonce du 22 février, donc fin avril, mais ici …).
L’opposition DA est satisfaite Donc affaire à suivre.
Kenavo, Sean
